Lundi 9 novembre 2009

Vendredi 6 novembre 2009

 

Réunion du Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes

A Cannes La Bocca

Chez Olympe

 

Présents : Kuhing, Libertad, Orace, Max, Flores, Le Nouveau, Wolfgang, Affranchi, Fantasio, Olympe.

 

Ordre du jour :

-l’identité nationale (proposé par Flores) ;

-suite du soutien à la lutte des conti (Kuhing) ;

-question du local, création d’une association dite « loi 1901 » (Wolfgang, Affranchi) ; reprendre l’ancienne association d’Orace (Olympe) ;

-les événements de Poitiers (Kuhing) ;

-le mouvement des étudiants autrichiens (Wolfgang) ;

-la commémoration de la chute du mur de Berlin (Olympe) ;

-le traité de Lisbonne, et en particulier la clause qui permet dans certains cas de tuer les opposants (Kuhing) ;

(participation à la manifestation du lendemain, samedi 7 novembre, dans la foulée de la votation sur la poste.

 

Cet ordre du jour a été traité dans un joyeux désordre et en donnant lieu à plusieurs débats passionnés.

 

La lutte des conti.

Nous leur avons envoyé une aide financière à deux reprises. Un participant évoque leurs relations houleuses avec la C.G.T. Question d’Affranchi : peut-on accorder un crédit quelconque à des syndicats subventionnés par l’Etat ? Kuhing pose à Affranchi (qui a vécu les événements d’Espagne) une question historique sur la participation de la C.N.T. au gouvernement.

Flores parles des entreprises reprises en main par les salariés eux-mêmes, et notamment de Charbon Ardent, une coopérative de pêcheurs. Pour Kuhing, la formule est intéressante, mais non suffisante, car on reste dans le système. Affranchi explique le système de collectivité, qui était en vigueur autrefois en Espagne.

Théorie de Flores : de même qu’un système pire (comme le nazisme) rend les gens pires, un système meilleur pourra les améliorer. Une discussion philosophique s’engage à partir de l’idée d’Affranchi : pour lui, l’anarchie représente la perfection humaine. Débat sur les buts et les modalités de l’action anarchiste. Idée intéressante de Wolfgang, qui a une longue expérience de l’action syndicale : plus un groupe est nombreux, plus il se radicalise.

Cette partie de la réunion se clôt sur une belle formule de Kuhing :

« Le chaos constructif. »

 

Les événements de Poitiers.

Flores fait le parallèle avec les événements de Nîmes, qui n’ont connu aucun écho médiatique. Le débat est relancé sur la question récurrente de la légitimité de la violence. Libertad défend sa position de pacifiste inconditionnelle, que partage en grande partie Olympe. Kuhing n’approuve pas les méthodes de ceux que le pouvoir appelle les « casseurs », mais comprend la rage et la révolte d’une jeunesse qui ne voit pas d’avenir. Flores revient sur les événements de Strasbourg. Suggestion d’Olympe : que les femmes prennent des cours de self-défense.

 

Actions futures.

Manif pour la poste : on fixe les dernières modalités. Comme le point de départ est devant la gare SNCF de Nice, Kuhing émet l’idée d’une « convergence des luttes », qui associerait par exemple les cheminots, alors que les mouvements actuels sont souvent corporatistes.

Pour le café libertaire, toujours en projet, la question de la salle reste à résoudre. Mais le thème est trouvé :

« Identité nationale ?! Ni patrie ni frontières ?! »

Prochaine réunion du CAAM : début décembre. Elle pourrait se confondre avec le café libertaire, s’il a lieu dans cette période-là, comme nous le souhaitons.

 

Amitiés libertaires à tous !

 

Olympe

 

Par Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
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Vendredi 30 octobre 2009

A la demande d'une camarade, j'insère ce qui suit, qui se rapporte à la réunion sur les

mapuches et qui nous a été envoyé par la copine franco-chilienne:

De: "basta de represion" <bastaderepresion@gmail.com>

D’abord, je veux aussi vous remercier pour ce « repas-conférence » qui a été
très chouette et pour votre intérêt et votre solidarité.*

Pour les sous que des camarades voudraient éventuellement envoyer ou si vous
faisiez une activité de soutien par ailleurs (vous avez un super film pour
ça !!!), le plus simple c’est d’envoyer un chèque au 20 rue du moulin Bigot
14700 Falaise. Mes parents se chargeront de faire suivre et je pourrais
facilement retirer les sous depuis là-bas et surtout sans frais parce que ça
coûte cher le transit d’argent. Et puis c’est aussi plus discret ! Le truc
(mais je vais envoyer un mail collectif pour bien expliquer tout ça) c’est
que à partir du moment où je vais remettre les pieds au Chili, c’est mieux
qu’on évite de causer de ça directement.

Je vous note maintenant deux trois remarques par rapport au compte rendu qui
dans l’ensemble donne une très bonne idée de ce qui ce passe là-bas.

D’abord, dans le compte rendu de votre dernière réunion, il est écrit que le
PS fait pire que la droite… Je tiens juste à dire que le PS, comme la
Concertation en générale d’ailleurs (la concertation est le regroupement de
parti politique qui gouverne depuis la fin de la dictature) est la
continuation de la politique de Pinochet en ce qui concerne l’invasion du
territoire mapuche. On ne peut pas dire qu’il fait pire que la droite en
dictature mais il défend simplement ce que la dictature a gagné. Quant à
faire pire, la droite arrive à grand pas au Chili, et va surement battre des
records en matière de répression bientôt.

La dictature a fait quelques 300 dirigeants mapuche disparus. La démocratie
en a assassiné trois sur des récupérations de terres. Toujours en
démocratie, près de 150 mapuche ont été ou sont concerné par la prison et
évidement la torture est toujours d’actualité, même la gégène dans certains
cas.

Ensuite, le compte rendu mentionne une période de colonisation moins
violente avec l’arrivée de colons européens pour occuper le territoire.
C’est sémantique peut-être, mais je crois qu’elle a été tout aussi violente
(déplacements de population, torture, viols, assassinas, maisons et champs
brûlés…), la différence est dans la systématisation peut-être dans le sens
ou avant ça, il s’agit carrément d’un génocide.

Et puis ensuite, dire qu’il n’existait pas de hiérarchie chez les mapuche
est un peu erroné. La différence avec ce que nous connaissons comme
hiérarchie, c’est que leur système organisationnel contenait une hiérarchie
plutôt de type fonctionnel et presque non autoritaire (sauf peut-être à la
guerre). Disons qu’une fois qu’était remis les pouvoirs, il n’était pas
question de refaire des réunions à chaque fois, les membres de la communauté
ou de la fédération remettait dans les mains du mandataire un réel pouvoir
de prendre des décisions. Ce qui est un peu différent de la pratique auto
gestionnaire que l’on connait ici ou parfois les « receveur d’un mandat »
sont à peine des porte-parole… Mais bon bref, là je me lance dans un
débat !!!

Le dernier point est sur les groupes paramilitaire. Jusqu’à maintenant le
plus connu est le comando trizano et il est très puissant, il a parfois
commi des attentats mais pas encore tué… Jusqu’à maintenat l’élimination
physique de militant est l’apanage des flics !

Voilà. Mais bon c’est un peu des détails tout ça.

Mon avion c’est demain, je vous embrasse bien fort.

Transmis par Olympe
 

Par Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
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Dimanche 11 octobre 2009

Compte-rendu de la réunion du Caam du 9 oct 2009.

Modératrice : Olympe , chargé du compte -rendu : Orace

La réunion périodique de notre groupe s'est donc tenue chez Orace après un long temps d'inactivité (jugée trop long par certains: 3 mois !) . Etaient présent-e-s: Kuhing , Libertad, Olympe, Max, Leo, et Orace. Excusé: Fantasio, Lenouveau.
Martine avait demandé l'adresse de la réunion mais n'a pas pu finalement venir.

Peu de personnes par rapport au nombre que nous sommes maintenant et surtout , regrettable: peu d'échos des autres membres du groupe  ( à part celui de fabien ) à notre invitation (excuses ou suggestions....).

A l'ordre du jour, nous avons décidé :

- Compte-rendu réunion sur le Chili répression des Mapuches tenue avec une copine chilienne,

 -Etat des mouvements sociaux,

-Rapport avec Café Libertaire de Nîmes r(qui sont en train d'en monter un)

-Compte-rendu de la rencontre avec un camarade libanais et questions diverses.

- Les mouvements sociaux: Kuhing nous a exposé la situation des" Conti",mouvement emblématique nous faisait-il remarquer , pour nos idées. De nouvelles contributions de soutien se sont ajoutées à celles déjà recueillies et qu'il se charge de le leur envoyer. Xavier Mathieu leur "leader" (je n'ai pas trouvé d'autre mot!) , nous en a remercier. En effet, comment ne pas éprouver de la sympathie pour un mouvement qui vise les symboles de l'Etat :saccage de la sous-préfecture ou qui traite de racaille Thibault, le secrétaire général de la CGT et où on a même vu Mathieu qui aurait été refoulé momentanément de la fête de l'Humanité .... Action sympathique certes bien que radicale mais qui nous laisse sur notre faim; on a suggérer par exemple une occupation en masse de la Bourse, temple du capitalisme, comme ça a failli se faire en 68, ou .des formes d'action à inventer autres que partir avec l'oseille comme les "New Fabris" pourtant bien inspirés au départ avec l'idée de coordination. Mais enfin bon, l'idée est là, ne demandant qu'à être développée et surtout concrétisée !

Ensuite nous avons examiné le phénomène de la votation de la Poste, préservation du service public, objet d'un débat animé.

La majorité d'entre nous a trouvé ça valable (expression du peuple), mais on a fait remarquer aussi que cette expression du peuple (vote soviétique dit la droite!) n'était pas l'apanage du courant de gauche, le référendum" d'initiative populaire"; que même la droite au pouvoir préparait une loi dans ce sens par la voix d'Accoyer, sans parler du FN.... et que dire de ce député sosalaud (orace!)qui dit préfèrer voir les gens voter que de les voir dans la rue! (en réponse à quelqu'un de la droite qui disait que ce n'était pas valable , cette opération).

Ah ce problème du vote pour les anarchistes .
Il paraît que même le POI était contre cette votation! Cruel casse-tête.

Toujours ce ou ces problèmes récurrents: quels modes d'action dont on a discutés: radicaux ou pas, genre Cellatex, destruction de l'outil de travail, des denrées ( lait, fruits,ect ) ou pollution volontaire.

Nos avis étaient divers là-dessus ! Mais cependant, quand ça prend des proportions comme à France-Télécom ,on change de monde, si je puis dire , là ,on tue sciemment ! Ah, elle est belle la personne humaine tant glorifiée par ailleurs (Droits de l'homme)(ndrl) .
 Alors, alors, faut-il tout foutre en l'air comme le préconise Kuhing, massivement, organiser des réseaux pour la prise des bâtiments officiels après les manifs ?

On a répondu que ça pouvait être récupéré par le NPA, évidemment répondit K, mais on ne peut pas s'arrêter à ça, les gens en ont vraiment marre.

Manque un catalyseur, un déclencheur aboutissant à une prise de conscience. Objectif, la grève générale avec après , la prise de contrôle des usines et leur redémarrage.

Sortir de cette logique de la rentabilité financière, éliminer les parasites ou s'inviter chez Sarkozy à 5000 personnes ! (K) .

-La rencontre avec le camarade libanais , rapportée par Olympe fut très fructueuse, regrettant seulement la date (fin août) qui aurait pu intéresser beaucoup plus de monde; il y en avait déjà pas mal ! A été brossé la situation là- bas .

 

-La rencontre avec la camarade chilienne fut tout aussi intéressante, rapportée par Olympe.

. Elle montra une situation qui n'est pas sans rappeler le Chiapas, un peuple gênant pour le capitalisme. Là, au Chili , il s'agit d'une zone forestière où se trouve cette ethnie qui, soit dit en passant, fut pratiquement la seule à s'opposer à la colonisation espagnole à l'époque !

Elle se bat donc contre le gouvernement "socialiste" (tiens, encore eux!...) qui fait pire que la droite dit-elle et qui veut s'approprier leurs terres en les déplaçant. Un soutien engagé est donc à développer: contactez-nous à

Pour ce qui concerne le Café Libertaire autogéré, nous maintenons le projet mais nous renvoyons les modalités d'organisation à la prochaine séance et voyons avec Nîmes.

Notre séance se termina bien tard avec les questions diverses où ça va dans tous les sens , mais vous connaissez .

Où j'estimais (orace) quand même qu'il était utile de se rappeler dans quel monde nous vivions (c'est une vision, ce n'est pas de moi, mais ça me semble juste).Un monde maintenant multipolaire cependant avec la même idéologie libérale(néo?)où prime la rentabilité financière et l'économie immatérielle( le système dominant).L'essentiel de la croissance mondiale étant portée par les pays émergents, Brésil (merci les trotskistes avec Lula!), l'Inde et bien sûr la Chine (pays anti-capitaliste comme chacun sait; mais il paraît que ce serait plutôt du" léninisme de marché" a-t-on dit récemment, dernière appellation ). Le vieux club occidental étant obligé de composer avec ceux-ci avec la "nécessité", pour les Etats Unis, de partager.


La prochaine réunion du CAam se tiendra chez Olympe à Cannes-la Bocca le 6 novembre 2009 à 19h.

 



Orace

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Lundi 5 octobre 2009
Prise par une camarade du CAam de passage là bas

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Mardi 15 septembre 2009

Ce vendredi 11 septembre,date fatidique pour le peuple chilien, nous avons rencontré Julia, française vivant au Chili, qui a désiré nous communiquer une information détaillée sur la répression dont est victime actuellement la population mapuche.

 

Originaires du sud du Chili et de l’Argentine, les indiens mapuches (littéralement : fils de la terre) ont toujours eu à se défendre contre un envahisseur désireux de s’approprier leur territoire pour des raisons économiques et stratégiques. Déjà à l’époque précolombienne, ils étaient menacés par l’empire inca. Les conquistadores ne sont pas arrivés à les soumettre. Au début du 19ème siècle, lors du grand mouvement d’indépendance des pays latino-américains (1810 pour le Chili), ils ont eu à se défendre contre la voracité des nouveaux états. Mais la plus grande persécution est arrivée avec l’essor du capitalisme. En 1882, la moitié de la population mapuche a été exterminée et leur territoire occupé. Dans une période suivante, la persécution a continué sous une forme moins directement violente : une grande vague d’immigration européenne a été organisée, toujours dans les territoires mapuches, avec toute liberté pour les colons de repousser les premiers habitants, y compris par des incendies de maisons. Plus tard, les mapuches ont obtenu une « loi indigène » qui leur garantissait théoriquement certains droits territoriaux. Mais il est à noter que, dans toute l’Amérique latine, la constitution chilienne est la seule à ne pas reconnaître l’existence d’un peuple autochtone.

 

Depuis des siècles, contre vents et marées, les mapuches s’acharnent à défendre, non seulement leur territoire, mais leur organisation sociale et leur culture. Avec le temps, il est clair que l’organisation sociale d’origine a évolué. Il reste cependant un mode de vie spécifique, fondé sur la communauté, avec des traditions qui évoquent une forme de démocratie directe et d’auto-gestion. En revanche, les mapuches n’ont jamais connu de gouvernement centralisé, ni de hiérarchie, ni de propriété individuelle.

 

Sous le gouvernement Allende, les mapuches ont pu espérer une nouvelle reconnaissance de leurs droits, notamment grâce à la réforme agraire, qui de fait s’adressait plutôt aux petits paysans. Mais, dès l’avènement de la dictature Pinochet, la loi indigène est balayée, la chasse aux dirigeants mapuches est ouverte et la réforme agraire est détournée au profit des grandes entreprises forestières. Ces grandes entreprises font main basse sur la forêt vierge et commencent à la détruire. Le plus vicieux peut-être, pendant cette ère Pinochet, est de contraindre les mapuches à adopter le système de la propriété individuelle, qui a pour effet de briser encore un peu plus leur organisation communautaire traditionnelle.

 

Après la dictature, les mapuches, qui avaient payé un prix très élevé, ont pu espérer des jours meilleurs, qui ne sont pas arrivés. Les grandes entreprises forestières, devenues des multinationales, ont continué d’envahir leurs territoires, où elles pratiquent en particulier la monoculture du pin et de l’eucalyptus, épuisent les sols qu’elles acidifient, épuisent l’eau au point que des rivières disparaissent, en un mot ont une action catastrophique sur l’environnement. Elles peuvent compter sur la complicité des autorités politiques, même prétendues de gauche. Ainsi, une loi protégeait l’environnement en interdisant l’épandage de pesticides par avion : le gouvernement dit socialiste, qui a précédé celui de Michèle Bachelet, a aboli cette loi.  De plus, comme ailleurs, on assiste à une privatisation croissante des ressources naturelles : 60% de l’eau chilienne sont exploités par une société privée espagnole. Les mapuches se défendent par divers moyens, les uns légaux, d’autres plus violents, tels que des récupérations de terre ou des incendies de plantations. L’état répond par la répression, par le moyen des lois anti-terroristes, dites de « sécurité intérieure », qui vont en se durcissant progressivement depuis le retour de la démocratie. Les affaires mapuches relèvent e juridictions spéciales. Les procès se multiplient, toujours plus iniques grâce à des procédés comme le recours aux témoins anonymes, pour aboutir à des peines exagérément lourdes. La répression policière sévit comme aux plus beaux jours, grâce à la souplesse des lois, très tolérantes en matière de torture. Les cas sont fréquents au cours des perquisitions. Enfin, des groupes para-militaires se chargent d’éliminer physiquement les plus indésirables, à peu près en parfaite impunité. Par ailleurs, une propagande habile s’attache à discréditer les organisations mapuches, surtout les plus radicales comme la Coordinadora Arauco-Mayeco, en les accusant d’être manipulées par l’extrême gauche chilienne ou même des organisations terroristes étrangères, comme les F.A.R.C. ou l’E.T.A.

 

Tous les camarades présents ont suivi avec un vif intérêt l’exposé de Julia. A la fin, nous lui avons demandé ce que nous pouvions faire. Sa réponse : relayer l’information et soutenir la lutte du peuple mapuche, éventuellement par le biais de groupes amis qui travaillent en France.

 

Voici trois adresses électroniques utiles :

 

Celle de Julia :

bastaderepresion@gmail.com

 

Celle d’un site d’information sur les mapuches :

WWW.mapuche.free.org

 

Celle d’un groupe de copains à Paris :

www.libertadparaarauco

 

Par Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
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Mardi 8 septembre 2009

Ce dimanche 30 août, une réunion s’est tenue à Cannes autour d’un camarade libanais, Georges, avec qui nous entretenons une correspondance suivie. Malheureusement,

il nous manquait quelques militants, qui n’étaient pas encore rentrés de vacances, mais qui se sont excusés. 

 

D’après ce qu’il nous raconte, Georges a découvert l’anarchisme à Paris, où il arrive dans les années 80. Il découvre Radio-Libertaire et les livres de

Daniel Guérin. Il sera le traducteur du petit livre L’Anarchisme, premier ouvrage sur l’anarchie publié dans le monde arabe. Il nous fait rire en nous

expliquant qu’il a dû inventer un nouveau mot spécifique pour désigner l’anarchie comme doctrine politique, car le seul mot existant signifiait, comme

chez nous d’ailleurs, désordre. Du reste, Georges se définit plutôt comme communiste libertaire. 

 

Il revient sur quelques faits principaux de l’histoire récente du Liban, en commençant par la guerre de 1975, qu’il analyse comme la conséquence de  plusieurs

raisons :  problème de la présence des palestiniens armés avec la complicité des pays arabes, une certaine inégalité entre chrétiens et musulmans dans

l’exercice du pouvoir, contexte international, rùole d’Israél... Parlant de la situation actuelle, il souligne le déclin considérable du parti communiste.

Au propos d’un camarade qui évoque la réputation du Liban comme pays riche et Suisse de l’Orient, Georges  répond qu’en effet le Liban présente certaines

similitudes avec la Suisse, telles que le secret bancaire et une fiscalité avantageuse, qu’on y trouve en effet une élite fortunée, mais qu’en revanche

70% de la population vit plus ou moins au-dessous du seuil de pauvreté. Il précise qu’il n’existe pas de couverture maladie puisque tout simplement les

patrons n’enregistrent pas leurs salariés à la sécurité sociale.  

 

Olympe pose une question sur la laïcité. Georges a mentionné l’aspect confessionnel incontournable de la vie politique au Liban, et elle lui demande s’il

existe un mouvement laïc structuré. Non ; et pas d’associations de libres penseurs non plus. Lui-même, à titre personnel, est membre de l’Union Mondiale

des Libres Penseurs. Ce qui existe, c’est le Mouvement de la Citoyenneté Libanaise, et autres associations multiples  qui militent  principalement pour

l’institution du mariage civil optionnel. Actuellement, seul existe le mariage religieux et le divorce est très difficile, ce qui crée des situations inextricables,

comme autrefois dans nos pays latins. En revanche, on assiste à un détournement de la loi par les religieux (qui paie des sous peut divorcer).  

 

Curieusement, cette situation de monopole des religions sur l’espace public ne correspond pas à une adhésion des individus, car il y a beaucoup d’athées,

en raison du haut degré d’instruction et de culture. Un autre facteur s’oppose au progrès du discours laïc : c’est qu’il est encore très difficile d’aborder

le sujet publiquement, par exemple dans la presse. Dangereux, par exemple, de parler du livre sorti récemment Dieu n’est pas grand. Georges estime que

la liberté d’expression, toute relative, reste cependant l’une des meilleures du monde arabe. Le fondamentalisme islamique joue un rôle très négatif à

cet égard. Le christianisme au Liban est plus ouvert aux critiques. 

 

Nous demandons à Georges des nouvelles du  groupe Alternative communiste libanaise : une vingtaine de membres, beaucoup d’intellectuels. Pour le moment,

leur grande affaire reste la rédaction de leur deuxième  livre sur l’anarchisme, ouvrage en deux parties, la première historique, la deuxième théorique.

Une grande partie de leur travail consiste à rechercher des sources à la pensée anarchiste dans leur propre culture,arabo-islamique, ne serait-ce que pour

éviter le reproche simpliste d’importer une idéologie occidentale. En temps voulu, ils lanceront une souscription, par le biais d’organisations avec lesquelles

ils sont en contact,en particulier  Alternative Libertaire France,  les trois C.N.T. l’OSL suisse, la CNT espagnole. On peut également leur envoyer des

articles : ils sont preneurs.  

 

Plus tard, la réunion s’est poursuivie et achevée dans une franche atmosphère de convivialité et sur fond de musique orientale. 

 

Au nom de mes camarades, je remercie Georges de s’être déplacé jusqu’à nous, à Cannes, et d’avoir pris une journée de son court séjour en France pour venir discuter avec nous. Je le

charge de bien des amitiés pour nos camarades libanais.  

 

Olympe 

                  

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Dimanche 19 juillet 2009




Ce 18 juillet 2009, le C.A.A.M. a tenu son désormais traditionnel pique-nique libertaire, deuxième du nom. Pour ce grand événement, notre camarade Wolfgang a bien voulu nous prêter sa maison de l’arrière-pays niçois. Nous nous sommes installés dans un pré au bord d’une rivière, que le soleil et l’ombre se partageaient agréablement.

 

Cette rencontre avait cela de particulier que plusieurs des fondateurs historiques du groupe, comme Catherine, Orace et Libertad, étaient absents pour diverses raisons personnelles. En revanche, plusieurs militants plus récents ont fait le déplacement, et d’autres aussi que nous voyons rarement parce qu’ils habitent loin, comme nos deux camarades de Dignes, et même un camarade que nous avons connu par le forum sur Internet, et qui est venu de Tours. Tout cela a constitué un groupe très vivant et d’une grande diversité.

 

Pendant le repas, nous avons pu bavarder et faire connaissance. Un petit concert chant et guitare improvisé a fini d’installer une atmosphère détendue et conviviale. Enfin, après le café, le débat a commencé.

 

En introduction, Kuhing a retracé brièvement l’histoire du C.A.A.M. Il est revenu sur l’un des événements de cette année : la visite à Michel Rosell, architecte alternatif, chercheur en écologie et en techniques autonomisantes. Ensuite, la discussion s’est enclenchée sur le thème de l’évolution du mouvement libertaire, dans notre région et ailleurs. Chacun s’est exprimé en fonction de ses affinités personnelles et de son parcours militant. Un consensus s’est dégagé pour reconnaître l’existence d’un grand potentiel libertaire, mais souligner la difficulté pour le concrétiser, à cause du nombre encore faible de militants et de leur dispersion géographique.

 

Olympe a remis sur le tapis sa proposition d’organiser une réunion de femmes. Du coup, le débat s’est engagé sur la question de la place des femmes dans le C.A.A.M., ce qui a eu pour effet d’amener plusieurs femmes présentes, mais silencieuses jusque là, à prendre la parole, devant un public masculin d’une grande bonne volonté, justice leur en soit rendue !

 

Le débat s’est poursuivi autour d’un apéro dinatoire. Il a dû continuer encore jusqu’au lendemain matin, entre les camarades qui sont restés dormir sur place, mais la tâche revient à ceux-là de raconter la suite.

 

Encore un grand merci à Wolfgang pour sa chaleureuse hospitalité !

 

 

Olympe

 

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Jeudi 18 juin 2009

 

 

 

Cette fois, nous étions nombreux et pas virtuellement : 10 ; dont 2 nouveaux ! Après les présentations différentes de chacun d’entre-nous dont une fort intéressante, d’un de nos anciens d’Espagne(Affranchi), nous avons mis de l’ordre dans nos adresses dont vous avez eu connaissance par ailleurs, commençant un ordre du jour un peu confus bien que sympathique quand même !

C’est posé le problème d’accepter ou non l’enregistrement ou non de nos débats sur Internet, une majorité en a été d’accord. Nous avons ensuite fait le bilan et l’examen de la manif du 1 mai, dont nous avons tout lieu d’être satisfaits : nous sommes de plus en plus nombreux, visibles et appréciés , cette occasion nous permettant de nous compter et de prendre des contacts. Des propositions ont été suggérées pour les prochaines, le 13 juin par exemple. Puis a été placé le problème récurrent de la violence dont Olympe voudrait bien que nous y consacrions un peu plus de temps pour l’examiner car , c’est sûr, nos différentes opinions sont bien partagées là-dessus ! Cependant, l ‘essentiel de notre réunion y fut consacré ! Je vous livre en vrac ; subjectivement, ce que j’en ai retenu. (excusez le style, pas le temps de faire mieux !) :

Un petit topo a été préparé par Olympe par elle lu en introduction, qui ne se dit pas au clair là-dessus,( (elle n’est pas la seule, surtout avec cette matière hautement "  explosive " !) et qu’elle tient à disposition : risque de dommages collatéraux, plutôt le fait des hommes, quelle légitimité ? (défensive/offensive, le Chili désarmé est cité), ça peut être utile au pouvoir, engrenage à craindre (Baader évoqué). En tout cas, elle conclut que c’est un concept au combien utile à préciser, mais dans le calme !

-Forès cite le cas des pirates somaliens acculés à leurs actes violents par la pauvreté.

-Kuhing dit que la violence vient du pouvoir qui la suscite.

-Wolf pense que la police se sert bien de la violence et ce, avec l‘aide des médias ; on est sur la défensive.

Affran conseille de ne pas tomber dans le piège. Dans la révolution espagnole, la violence a été provoquée par le capitalisme international et l’a évité.

-Ku : nous nous trouvons dans une situation d’attente où actuellement le capitalisme n’est pas en situation de force, mais nous non plus bien que cela monte : faut l’auto-organisation à la base !

-Affran : prendre en compte que les gens ne savent plus où se situer, manquerait quelqu’un ou quelque chose, une étincelle pour que la mayonnaise prenne, un idéal à viser.

-Aken évoque la situation à la fac de Nice encore bloquée à la date et nous signale la formation d’un groupe d’Alternative Libertaire, d’une quinzaine de personnes si j’ai bien entendu, en lutte contre le LRU, mais qui ne débouche pas réellement. ( la lutte, pas le groupe !).

-Wolf dit que ce mouvement est gêné par le grenouillage des syndicats à tous les niveaux et par le traitement des médias ; l’aspect positif étant que les étudiants qui bougent ne sont pas syndiqués , sont très autonomes , évitant de se faire phagocyter.

-Kuh est méfiant pour ce qui concerne certains types de délégués dont il importe de bien définir le rôle qui, bien souvent , manque de culture de lutte. Faut insuffler la culture d’auto-organisation , prévoir, défendre le système de rotation des tâches et le mandat impératif, pour éviter le phénomène de pouvoir qui pourrit.

Finalement, il faut se rappeler que le Kapital a été créé par l’Occident et se demander comment faire converger les différents secteurs de lutte pour le mettre à mal.

S’en est suivi une discussion à bâtons rompus, en fin de réunion, où il a été difficile de s’y retrouver ( fatigue ?). Quelque points abordés : le problème de l’argent (bien sûr !) : la possibilité d’une société sans notre type de monnaie et alors de lequel pour des échanges corrects, égalitaires. Il faut de l’imagination pour ce faire dit Affra ! Des échanges de vue sur la guerre d’Espagne de 36 avec un acteur de choix en la personne de d’Affr. L’évolution de l’armée ,de ses méthodes, de son matériel . La création d’un front anti-fasciste sur Lyon en court et auquel nous nous associons. Les élections européennes avec la tentative de récupération, de magouillage de la part de la Confédération Européenne des Syndicats. Le problème lui aussi récurrent des leaders . Le problème de la guérilla , du maquis.

Voilà à peu près ce que j’ai noté , retenu et sans doute sélectionné à l’écoute . Merci pour votre indulgence quant à la présentaton.

Orace

Par Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
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Mardi 5 mai 2009
Notre apparition à Nice lors du défilé/fête ( faut-il dire fête vu que le travail est considéré comme la valeur centrale du capitalisme par Weber et sur laquelle Pétain ne trouvait rien à redire, sans parler de...) fut des plus fructueuse et ô combien satisfaisante! D'abord du point du nombre: nous n'avons jamais été aussi nombreux (tous ces drapeaux noirs disait quelqu'un qui nous est proche mais pas avec nous, observateur de la vie politique ! ). En effet nous nous  trouvions dans la trentaine.(pas mal,  en comparaison du 1 mai 2008 où nous étions 4 ou 5 perdu dans la foule!) ,sans compter aussi ceux qui nous entendent parmi les syndicats puisque , parmi nos slogans, certains ont été clamé par eux ("Tout est à nous, rien n'est à eux, tout ce qu'ils ont, ils nous l'ont volé. Partage des richesses, partage du temps de travail, ou alors ça va va péter!" ) ; c'est dire que notre audience croît. Sans parler des médias( télé FR 3 , le soir) qui nous montra un instant et ce, pour la première fois, l'année dernière n'ayant pas eu connaissance de telle chose. Il faut dire cependant , que nous avons eu du mal à nous faire admettre, mais grâce à Kuhing  et au syndicat Sud qu'il faudra encore remercier, nous sommes parvenus à nous glisser derrière eux, contournant ainsi l'interdit du service d'ordre CGT qui avait reçu des instructions de nous placer en queue de manif ! Et nous n'avons pas été les seuls à en pâtir , puisque  l'association RESF connu pareille mésaventure que nous, embêtée elle aussi, presque" persona non grata"de cette manifestation alors que la CGT récupère la lutte des "Sans papiers"!...Et enfin,cette occasion nous permis d'établir des contacts prometteurs avec beaucoup de gens très intéressants, entre autres le CGA de Perpignan,  ce qui laisse augurer d'un avenir radieux comme dit l'autre !
Orace
Par Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
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Mardi 28 avril 2009

Le CAAM sera présent à la manifestation du 1er mai 2009, à Nice.

 

Si vous voulez nous rejoindre, discuter ou même donner un coup de main, le rendez-vous est à partir de 9h30, à la fontaine de la Place Masséna. Vous nous reconnaîtrez aisément à nos drapeaux noirs.

 

Au plaisir de se voir !

 

Amitiés libertaires à tous,

 

Olympe

 

Par Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
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