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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 14:52
Voter ? Mais de qui se moque-t-on ?
Published by Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 21:47

Que dire en ce soir du 11 janvier 2015 ?

D'un coté une mobilisation sans précédent avec des affiches et banderoles réalisées par les gens eux-mêmes, signe d'une auto-organisation des participants.

De l'autre coté, les chefs d'Etats qui arrivent encore à représenter dans la conscience collective une image de défense de la liberté.

Et aussi des gens comme Dieudonné qui ont participé à cette marche, un anonyme qui embrasse un CRS.

Que penser pour un défenseur inconditionnel de la liberté qui croit aussi que le système marchand est responsable en amont de la barbarie qui frappe ?

La conclusion que j'en tire est que nous en sommes là aujourd'hui et, surtout les gens eux-mêmes construiront leur avenir quand ils sauront tous quoi faire, comme une évidence qui apparaît après avoir mûri.

Pour le moment les dirigeants politiques sont encore en mesure de contrôler la situation et, une forme de patriotisme persiste toujours dans les esprits.

C'est un fait.

Il reste'à espérer que demain, l'idée de l'abolition des frontières, du système marchand , des Etats germera dans les consciences et permettra de construire une société nouvelle.

Je crois que personne ne pourra le faire à la place des millions de gens eux-mêmes.

Ce ne sera pas une poignée d'anarchistes ou de militants "d'extrême-gauche" qui montrera la voie à suivre, ou pire, l'imposera.

Malgré les critiques que j'ai pu avancer sur cette journée, il y a eu du positif aussi.

Je crois qu'il n'y a pas beaucoup d'autres choix que d'attendre que la conscience collective progresse encore; jusqu'à ce qu'elle soit suffisante.

Avec mes saluts anarchistes et antispécistes.

kuhing

10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 10:19

Suite au massacre de Charlie-Hebdo et ceux qui ont suivi deux jours après, la seule alternative qui semble s'offrir est le clivage " Je suis Charlie" sinon " Je ne suis pas Charlie ".
Je ne me reconnais ni dans l'un ni dans l'autre qui ne sont que la partie émergée de l'iceberg.
Aujourd'hui après l'émotion, ne convient-il pas de se poser la question du pourquoi de ces massacres, pourquoi en arrive t'on là.
S'agit-il d'un combat entre le bien et le mal, la bonne religion contre la mauvaise, d'une communauté conte une autre ?
Je ne le crois pas.
Ces jeunes qui prennent les armes pour la guerre sainte et n'hésite pas à expulser leur colère et leur haine en assassinant des innocents pour finir ensuite en martyrs sont désœuvrés , gâchés.
Dans leurs banlieues, et le malaise des banlieues s'étend aujourd'hui à toute la société, ils tournent en rond face au mur du chômage et de l'incompréhension.
Quelle autre issue que de dealer de la mort et de jouer au chat et à la souris avec la police ?
Quelle autre issue que de finir, pour les plus enragés, dans les geôles insalubres et surpeuplées d'où ils ressortiront plus haineux encore, fanatisés, surs désormais que la seule voix où ils serviront à quelque chose et où il retrouveront un peu de dignité, est le djihad ?
Dimanche 11 janvier, les vrais responsables de cette situation : les dirigeants des gouvernements qui gèrent ce système qui produit ces massacres qui ne font sans doute que commencer, organisent une grand messe.
Ils se posent en défenseurs de la liberté alors que ceux sont eux qui font naître le chaos et le désespoir pour le profit que quelques parasites qui accumulent des chiffres sur leurs comptes bancaires.
Alors ce que je sais aujourd'hui c'est que "Je ne suis pas Hollande" , "je ne suis pas Merkel" , "Je ne suis pas Cameron" ...

Published by kuhing
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 08:51

Passée l'émotion de ces assassinats immondes, de ce gars allongé sur le trottoir qui reçoit une balle dans la tête comme les nazis pouvaient le faire, il faut se demander pourquoi on en arrive là.

Au delà de l'unité nationale appelée par Hollande qui cherche à masquer les raisons profondes de cette polarisation de l'opposition d'un côté avec l'extrême droite et de l'autre avec cet islamisme radical, il faut se rendre compte que c'est bel et bien le système capitaliste, marchand, et ceux qui le gèrent, partis dit "socialistes" inclus, et eux- mêmes au premier plan, qui sont responsables de la barbarie qui pointe son nez à notre porte.

C'est aussi l'occupation de l'Irak menée par les gouvernements US, piliers du système actuel, qui ont laissé ce pays dans le chaos qui a favorisé la progression encore plus forte de l'islamisme radical qui se répand sur la planète.

En France qui est maintenant directement touchée par la barbarie islamiste radicale, c'est le désespoir des jeunes de banlieue qui n'ont plus de perspectives, pas de travail, qui les porte vers ce qu'ils pensent être une opposition forte et protégée par Dieu, au système actuel mais qui n'est rien d'autre que du fascisme sur base d'intégrisme religieux.

Et le fascisme est synonyme invariablement de malheur et de mort.

C'est le système capitaliste marchand pourri jusqu'à l'os et ceux qui le gèrent qui sont responsables de ce qui vient de se passer au siège de Charlie Hebdo.

Seul le passage à une société nouvelle, débarrassée de ce profit financier assassin, qui emmène les gens à la désespérance et à la haine de l'autre, nous sortira de l'impasse et de la barbarie.

Published by kuhing
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 15:13

Transmission depuis RESF 06.
Jaf.

>

> Objet : RESF 06 : un enfant est mort.
>
> Nous vous demandons de diffuser largement ce communiqué (y compris ministères,
élu-es, administrations, responsables politiques, instances nationales de
vos organisations…)
>
> Enfant mort dans un parking à Nice http://www.nicematin.com/nice/enfant-mort-dans-un-parking-a-nice-la-piste-dun-jeu-fatal.1994571.html
>
> Communiqué des associations :
>
> 24 novembre 2014
>
> Un enfant est mort.
>
>
>
> Nous voulons saluer la mémoire de Magomedkhan, 11 ans, mort dans un parking,
jeudi soir, et témoigner notre solidarité à sa famille.
>
> Depuis son arrivée en France en 2009, avec ses parents fuyant les persécutions
et demandant un Asile qu'on leur a refusé, Magomedkhan s’est retrouvé
sans ressources avec sa mère et ses 3 frères.
>
>
>
> L'urgence était pourtant criante :
>
> - Une mère isolée avec 4 enfants mineurs dont un enfant lourdement handicapé ;
>
> - Cette mère disposant d'une autorisation provisoire de séjour renouvelée tous
les 6 mois ;
>
> - Des documents délivrés par la préfecture, mais sans le droit au travail ;
>
> - Cette mère sans aucune ressources ni allocations pour l'éducation des
enfants ;
>
> - Un hébergement d'urgence de 9m2 obtenus depuis peu, après de longues
procédures.
>
>
>
> Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir saisi, à de multiples reprises, les
institutions concernées pour obtenir la carte de séjour qui aurait pu permettre
à la famille
de stabiliser sa situation, un hébergement dans un CHRS, le droit pour l'enfant
handicapé à pouvoir bénéficier d'une aide matérielle....
>
>
>
> C'est dans ces conditions que la famille n’a jamais pu poser ses maigres
valises dans un endroit stable et sécurisant alors que l'association Habitat et
Citoyenneté a alerté les services sociaux sur la nécessité impérieuse d'obtenir
une place dans un centre d'hébergement et de réinsertion.
>
>
>
> Jamais Magomedkhan n'a eu droit à un bout de chambre à lui, ni à un bureau
pour faire ses devoirs, ni à des repas assurés chaque jour, encore moins à des
loisirs.
>
> Malgré cela, il a beaucoup investi dans l’école, seule institution
accueillante.
>
>
>
> Depuis ses 7 ans, le petit Magomedkhan faisait le traducteur de toutes les
démarches administratives de sa mère, de ses frères ; il accompagnait sa mère
dans
les hôpitaux, celle-ci n'ayant jamais eu le temps de se rendre à des cours de
français, ne pouvant laisser seul l’enfant malade.
>
>
>
> Magomedkhan attendait le soir que la boulangerie du quartier ferme pour
rapporter le pain non vendu à la maison et cela, tout le monde le savait.
>
> Seules les associations humanitaires et militantes ainsi que des citoyen-nes
bénévoles ont apporté leur aide à cette famille, pour se nourrir, se vêtir ....
>
>
>
> Magomedkhan, enfant lumineux et joueur en dépit de tout, comme tous les
enfants, avait besoin de loisirs. Il a grandi trop vite comme la plupart des
enfants
dans sa situation, enfant d'étrangers fuyant des pays où leur vie ne vaut pas
cher.
>
> Ce soir-là, il était sorti retrouver des copains… pour oublier ? pour respirer
? pour avoir un peu d'espace ?
>
> Sa mère a bien essayé de le joindre au téléphone mais…
>
> Ce n'est pas seulement une bombe aérosol qui a tué Magomedkhan, ce sont
surtout les violences institutionnelles subies par sa famille en contradiction
totale
avec la CIDE(Convention Internationale des Droits de l'Enfant) dont nous venons
de célébrer l'anniversaire.
>
> "l'intérêt supérieur de l'enfant " dont parle cette Convention signée par la
France, ce n'était pas pour lui, ni pour ses frères, ni pour tous les petits
Magomedkhan qui grandissent dans notre beau pays.
>
>
>
> Premiers signataires :
>
> ADN ; Amnesty International Nice ; CIMADE ; COVIAM ; Habitat&citoyenneté ; LDH
Cannes ; LDH Nice ; MRAP ; RESF 06 ; Secours Catholique ; …
>
> …
>
> contact : Hubert Jourdan 06 21 41 23 82
>
> RESF organise une collecte pour venir en aide à la maman :
>
> Vous pouvez apporter ou envoyer (et même recueillir autour de vous) :
>
> - Soit au cercle de silence de Masséna, ce mardi 25 novembre.
>
> - Soit chez Habitat&Citoyenneté , 28 rue Dabray, Nice (mardi et vendredi)
>
> - Soit à MRAP (« pour Magomed ») voir consignes en attaché.
>
> Enfant mort dans un parking à Nice: la piste d'un jeu fatal
>
> Vous vous souvenez ? ▶ Qui a tué Davy Moore - Graeme Allwright
https://www.youtube.com/watch?v=4uzdYyRBXFU
>
> [Refrain] :
> Qui a tué Davy Moore?
> Qui est responsable et pourquoi est-il mort?
>
> Ce n'est pas moi, dit l'arbitre, pas moi.
> Ne me montre pas du doigt!.
> Bien sûr, j'aurais peut-être pu l'sauver
> si au huitième j'avais dit "assez!",
> mais la foule aurait sifflé:
> ils en voulaient pour leur argent, tu sais,
> C'est bien dommage, mais c'est comme ça.
> Y' en a d'autres au-dessus de moi.
> C'est pas moi qui l'ai fait tomber,
> vous n'pouvez pas m'accuser!
>
> [Refrain]
>
> Ce est pas nous, dit la foule en colère,
> nous avons payé assez cher.
> C'est bien dommage, mais entre nous,
> nous aimons un bon match, c'est tout.
> Et quand ça barde, on trouve ça bien,
> mais vous savez, on n'y est pour rien.
> C'est pas nous qui l'avons fait tomber,
> vous n'pouvez pas nous accuser!
>
> [Refrain]
>
> Ce n'est pas moi, dit son manager à part
> tirant sur un gros cigare.
> C'est difficile à dire, à expliquer
> J'ai cru qu'il était en bonne santé.
> Pour sa femme, ses enfants, c'est bien pire,
> mais s'il était malade, il aurait pu le dire.
> C'est pas moi qui l'ai fait tomber,
> vous n'pouvez pas m'accuser!
>
> [Refrain]
>
> Ce n'est pas moi, dit le journaliste de la Tribune
> tapant sur son papier pour la Une.
> La boxe n'est pas en cause, tu sais:
> dans un match de foot y' a autant d'dangers.
> La boxe, c'est une chose saine,
> ça fait partie de la vie américaine.
> C'est pas moi qui l'ai fait tomber,
> vous n'pouvez pas m'accuser!
>
> [Refrain]
>
> Ce n'est pas moi, dit son adversaire le Caïd
> qu'a donné le dernier coup mortel.
> De Cuba il a pris la fuite
> où la boxe est maintenant interdite.
> Je l'ai frappé, bien sûr, ça c'est vrai
> mais pour ce boulot on me paie.
> Ne dites pas que je l'ai tué, et après tout
> c'est le destin, Dieu l'a voulu.
>

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 20:40
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:52

Le triomphe de l'anarchie

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:05

22 novembre : appel des zad NDDL / Testet à une journée contre les violences policières : que fait-on ? http://iaata.info/Appel-a-participer-a- ... ee-du.html

Bonjour,
J'étais à la manif samedi à Toulouse et c'était vraiment l’horreur. J'ai eu peur.
Pourtant je n'avais pas eu peur à Albi le lundi 27 octobre alors que je me suis fais plaquer sur un capot de voiture à coups de matraque dans le dos par un CRS et gazée lorsqu'ils ont chargés, mais là, à Toulouse, il y avait une réelle volonté de coincer les manifestants et de leur en faire baver pour les dissuader de revenir manifester.
La manifestation avait été interdite la veille au soir, mais le NPA nous a assuré qu'il avait négocié avec la police la possibilité de défiler sur l'avenue Jean-Jaures, jusqu'à la médiathèque. En fait c'était un piège car au bout d'1km environ, nous nous sommes retrouvés bloqués face à des grilles accrochées à des camions de flics. La plupart des rues adjacentes étaient aussi bloquées par des CRS et finalement quand on a voulu s’échapper, on s'est aperçu qu'à l'arrière de la manif ils avaient aussi bloqué tout échappatoire. Sur les côtés de l'avenue, partout des groupes de CRS et de la BAC.
Puis ils ont commencé à balancer lacrymos et autres grenades (1) et à avancer avec les grilles accrochées aux camions pour resserrer petit à petit la nasse.

D'un côté du boulevard, il y avait une ou deux rues, je ne sais pas, qui n'étaient pas bloquées et certains manifestants se sont échappés par là, mais comme par hasard, c'est la BAC (c'est la BAC la pire) qui les attendait et les a poursuivis jusque dans les immeubles, elle a poursuivi les gens jusque dans les appartements de personnes qui avaient bien voulu les protéger. J'ai un copain qui a réussi à se réfugier avec sa femme chez une vieille dame qui a refusée de laisser entrer les flics en faisant celle qui était au courant de rien. Il n'a rien d'un casseur. Comme moi il ne voulait pas prendre de risque et surveillait la tension qui montait et voulait sortir de la manif avant que le piège se referme complétement, on sentait que la situation allait dégénérer et que les flics attendaient pour charger et balancer les lacrymos. Mais il a eu 3 secondes de retard par rapport à moi. J'ai réussi à passer le cordon de CRS à l'arrière de la manif, en disant que je voulais juste rentrer chez moi. Je dois être la dernière à être passée. Pendant plus de deux heures on a crié en vain "laisser les sortir" (2). Hélico, cars de CRS en pagaille, canon à eau, lacrymos, grenades, coups de matraque et arrestations... état de guerre.

Témoignage d'une amie avec qui j'étais :
J'étais à la manif de Toulouse hier, j'étais vachement motivée, je m'étais bien préparée psychologiquement, je m’étais dit, si ils veulent la guerre, ils vont l'avoir, je voulais prendre une bat de baseball , et puis je me suis dit que c'était débile, j'ai préféré mettre les baskets de ma fille , j'ai bien fait, on s'est fait chargé, gazé, j'avais pas pensé à un truc, qu'on se serait retrouvé dans un guet apens ,la gestapo nous avait enfermé dans une avenue, aucun moyen de se barrer , elle était partout, avait bouché toutes les issus de secours, elle chargeait sur nous, balançait des lacrymos , arrêtait des personnes,on a essayé de se barrer pour échapper au gaz, à la violence de l'état, impossible de partir, tout le monde criait laissez nous passer, on leurs a demandé où ils voulaient en venir, on avait bravé l'interdiction, alors on devait payer? et puis, il s'est passé quelque chose, un homme est venu nous aider, il nous a fait traverser une résidence qui donnait sur une avenue beaucoup plus calme, on est passé, mais d'autres personnes étaient toujours de l'autre coté, alors j'ai attendu qu'elles sortent, quelque unes ont pu passer, mais quand la gestapo c'est rendu compte qu'on se barrait par là, elle est venue, a balancé des lacrymos dans la résidence pour empecher les gens de sortir, j'ai cru que j'allais peter un cable,par la suite j'ai appris que des copains étaient passés et qu'ils s étaient refugiés dans un appartement, une vielle dame leur avait ouvert sa porte, la gestapo faisait tous les étages, frappait à toutes les portes pour arreter les personnes qui avaient pu fuir. Voilà, faudrait peut être se lever le cul, maintenant il faut prendre la rue!

Pourtant la manif était vraiment calme, les gens applaudissaient les clowns qui essayaient de détendre l'atmosphère et dansaient sur leur musique.
Beaucoup se sont assis par terre, beaucoup criaient "nous sommes pacifistes", ce qui ne leur a pas empêcher d'être gazés et matraqués à bout portant.
A l'évidence, il s'agit de dissuader les gens d'aller manifester en leur faisant peur.
Sans compter les condamnations avec de la prison ferme déjà tombées.
Il semble que cette stratégie fonctionne puisque nous n'étions environ que 1 500, enfin certainement moins de 2 000, ce qui n'est pas beaucoup pour Toulouse. Combien la prochaine fois ? Et pour quel sujet de manif ?

Ania


(1) voir les photos avec commentaires ici :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 88364.html
Comme il est dit exceptionnellement par ce média, c'est une grenade tirée par les flics qui a mis le feu à la voiture rouge. Il n'y avait pas de cocktail molotov.
"Moins de deux heures après le début de la manifestation en hommage à Rémi Fraisse et contre le barrage de Sivens, les forces de l'ordre ont lancé les premières offensives.
Les CRS ont été les premiers a lancé l'offensive contre les manifestants, ayant eu pour ordre de disperser les manifestants." http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 88260.html
Comment peut-on se disperser quand on est dans une nasse ?

(2) http://www.youtube.com/watch?v=_FqYgD2wstg

voir la video de 4mn de la Dépêche du midi :
https://api.dmcloud.net/player/embed/50 ... exported=1


Toulouse (Haute-Garonne) samedi. Les CRS ont fait
usage de gaz lacrymogènes sur des groupes de
manifestants.

autres témoignages à lire absolument (ci-dessous) :
http://kayou.over-blog.com/2014/11/mani ... nages.html

Témoignage de Valentin, présent à la manifestation du 08 Novembre à Toulouse.

"Que c'est il passé le 08 novembre à Toulouse ?
Je m'appelle Valentin, j'ai 17 ans, et je suis pacifiste.
Nous nous sommes tous réunis comme prévu à 14 h place Jean Jaurès.
Nous avions appris la veille au soir -via les médias- qu'elle était interdite.
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire de Rémi, nous nous sommes concertés afin de savoir ce qu'on allait entreprendre. Un membre du NPA a négocié avec la police et 30 minutes après, il nous a appris que la police -via le préfet- nous proposait un nouveau parcours : traverser les allées Jean Jaurès. Premier piège de la journée mais nous ne le savions pas encore. Dans une ambiance bonne enfant, la manifestation avançait dans le boulevard Jean Jaurès, encadrée par des policiers. Second piège.
Et tout à coup, en plein milieu du boulevard, des camions anti émeute (avec de grandes grilles devant le capot) arrivent et bloquent la manif au milieu du boulevard. C'est là que le piège s'est refermé sur nous : nous nous sommes aperçus que nous étions totalement encerclés. Les CRS et les GM bloquaient le boulevard derrière, devant et sur les côtés. Impossible donc d'en sortir. Alors on s'est tous couchés par terre en signe d'indignation et de non violence. Et là c'est le drame : les CRS lancent une sommation pour que l'on se disperse (alors que le boulevard était ENCERCLE et que l'on ne pouvait PAS partir).
Puis ils chargent sur les manifestants couchés en première ligne : gaz lacrymogènes en pleine face, grenades assourdissantes, coups de pieds, coups de matraques. Nous sommes tous restés couchés en nous tenant les uns les autres mais la douleur était telle que tout le monde a fini partir en courant petit à petit. Pour ma part, j'étais couché devant, en première ligne. J'ai reçu coups de pieds, de matraques, de boucliers, et je ne sais combien de gaz dirigés vers le sol par les CRS. Je suffoquais tellement qu'au bout de 5 minutes j'ai du sortir en courant. La jeune fille à côté de moi est restée 30 secondes de plus et un CRS lui a ATTRAPE LA TÊTE PAR LES CHEVEUX AFIN DE LA GAZER EN PLEIN VISAGE. Pour ma part j'ai couru pour me réfugier loin des gaz dans un coin du boulevard.
J'ai observé une super solidarité, les gens me croisaient et me donnaient du sérum pour les yeux. Au bout de 10 minutes ça allait (un peu) mieux. J'avais encore les yeux qui pleuraient mais je suis revenu sur les lieux.
Là, j'ai vu une scène de massacre : des policiers frappaient des manifestants partout, c'était la chasse, le boulevard était bloqué et personne ne pouvait s'enfuir.
J'étais hors de moi et j'ai commis une erreur : je me suis avancé vers un chef des CRS et je lui ai dit toute ma colère, sans violence mais avec beaucoup d'entrain dans la voix. Il m'a poussé, et j'ai vu son regard vide, sans âme, une seconde. Puis il a levé son aérosol et m'a gazé au visage, j'étais en face de lui, à trois centimètres de son visage. Puis j'ai entendu des gens lui crier dessus et je suis parti car j'avais vraiment mal, j'avais du gaz partout, nez, bouches, yeux, oreilles, cheveux, vêtements... La peau me brûlait, je n'y voyais rien, je me suis effondré. Heureusement des gens m'ont attrapé et m'ont porté jusqu'à chez eux pour que je me rince le visage. La douleur était telle que je voulais qu'on m'assome ! Sur le chemin, j'ai observé une magnifique solidarité. Tout le monde me proposait du Maalox, du sérum pour les yeux, à manger, à boire... J'étais complètement sonné par la douleur.
On a voulu sortir du boulevard mais impossible, j'ai dit que je voulais me soigner, que je ne pouvais plus respirer, et la réponse que l'on a eue c'est : "bien fait pour vous, vous y étiez c'est que vous le méritez, vous y rester maintenant".
On a mis une bonne 1/2 heure a atteindre l'appartement de ceux qui m'ont aidé en passant par des rues dérobées. J'ai mis au moins 45 minutes à m'en remettre.
Hier soir en rentrant chez moi j'ai voulu me doucher mais tous les gazs qui étaient restés dans mes cheveux ont dégouliné sur mon corps et ça m'a horriblement brûlé.
La personne qui est venue me chercher à Toulouse avait même du mal à respirer et toussait dans la voiture car j'avais plein de gaz sur moi, on a dû s'arrêter plusieurs fois sur l'autoroute pour aérer la voiture cas il ne pouvait pas conduire !

Bravo à ceux qui sont restés coincés dans le boulevard pendant plusieurs heures dans les gazs et les tirs de flashball.
Cette manif était un piège : les policiers nous ont menti (ce trajet n'a en réalité jamais été autorisé) et en ont profité pour tous nous bloquer dans un espace restreint et nous faire mal. Ils ont attisé la haine en chargeant les manifestants pacifiques couchés par terre.

Les policiers sont à l'origine des débordements qu'ils ont volontairement provoqués !!

Il faut savoir qu'au début de la manif des gens arrivaient et venaient parler avec les policiers, puis se joignaient à eux afin de "faire régner l'ordre" et ce n'était en aucun cas des policiers.
Des policiers de la BAC se sont déguisés en casseurs et ont chassé des gens, cassé des vitrines...
Les policiers se sont joints à des inconnus et leur ont prété des casques afin qu'ils tapent dans le tas !! Et ça, je l'ai vu de mes propres yeux !!

Je tiens à remercier les personnes qui m'ont tiré de là car sans elles je ne sais pas ce que je serais devenu...

Si quelqu'un a une vidéo ou des photos de ce qu'il s'est passé, que ce soit au début quand on étaient couchés ou à la fin quand le CRS m'a gazé en face de moi, je suis preneur car des journalistes les voudraient.

La peau me brûle encore et ma maison et la salle de bain puent le gaz. Je viens de lancer une troisième machine pour laver mes affaires car le gaz ne part pas. J'ai peur de prendre une nouvelle douche, c'est dire !
Vous pouvez chercher sur youtube des vidéos de ce massacre car il y en a surement.
Merci d'avoir pris la peine de lire. J'espère qu'il y a de quoi prendre conscience de la barbarie des policiers.
Je porte plainte mardi."
Val

Un autre témoignage, même manifestation.

"Bonjour à tous,
Je suis allés à la manifestation à Toulouse avec des amis et ma copine. Nous avons rejoint toutes les personnes déjà sur place, le point de RDV était à Jean Jaurès à 14 h.
Une personne a pris la parole, un membre du NPA nous expliquait les conditions de la manifestation comme quoi tout d'abord, la manifestation était interdite mais que finalement, nous avions eu l'autorisation d'aller jusqu'à la Médiathèque (moins d'un km plus haut). Nous avons donc commencé la manifestation dans le calme, en marchant, les gens chantaient, les slogans à coups de "police partout justice nulle part", et autres.
Avant d'arriver à la médiathèque, il y a eu un gros cordon de CRS qui nous a bloqué le passage. La manifestation n'avançait plus. Les gens ont commencé à s'assoir, à chanter, à danser, nous attendions dans le plus grand calme et un pacifisme exemplaire.
(1ère sommation) - (2ème sommation)
Boum, en un rien de temps, les lacrymogènes étaient en l'air, retombant sur nous tous alors qu'il n'y avait eu aucune violence auparavant !

Le début de l'enfer.

Nous avons tous commencé à reculer, pour pouvoir repartir de là où nous venions afin de nous disperser. Et là, surprise, cordon de CRS de l'autre côté, avec les gros camions avec les grilles (anti émeute), chaque ruelle était bloquée par le PSIG et les CRS. Nous étions pris au piège !! Impossible de sortir de cet enfer !! Le gaz flottait dans l'air et nous brûlait à tous les yeux, la gorge, le visage, les poumons... Nous avons été bloqués ainsi pendant plus d'une heure !! Les CRS bloquaient la sortie, et empêchaient quiconque de rejoindre la manifestation. La violence était terrible, les grenades pétaient dans tous les sens... j'ai essayé de discuter avec un CRS en lui demandant de nous laisser passer parce qu'on voulait partir et ne pas subir cet enfer, il m'a répondu "j'ai des ordres"...
C'est une HONTE !! Le gaz flottait dans l'air, et les CRS ont commencé a avancer des deux côtés afin de nous resserrer et de nous isoler encore plus. Nous ne savions plus quoi faire, c'était horrible.
Des gens ont commencé à courir vers une ruelle ! OUF, enfin une sortie !
Nous avons pu rejoindre cette ruelle, libérée des forces de "l'ordre"...

Enfer !! Partie 2 !

Nous avons donc commencé à emprunter cette ruelle pour pouvoir enfin quitter ce chaos... Certains de mes amis étaient devant, à une dizaine de mètres de moi, courant pour échapper au désastre.
Et là, à la sortie de la ruelle, le PSIG a débarqué à une vitesse incroyable en courant et en frappant les personnes qui essayaient de s'échapper de cet enfer, à grands coups de matraques. Mes amis se sont fait matraquer dans le dos, sur le bras, et il y en a un qui s'est pris un grand coup de pieds dans les parties intimes !!
De là, notre groupe était séparé, trois ont disparu derrière tout ça et le PSIG nous a dit de faire demi tour "CASSEZ VOUS ! DEGAGEZ !" en frappant leurs matraques contre une grille en métal.
C'était terrifiant !! Heureusement, un habitant de la ruelle nous a sauvés et nous a fait rentrer chez lui, on a attendu que les choses se calment, et nous sommes sortis une demi heure après.
Plus de policiers (à moins de 500m de nous) mais le gaz lacrymogène flottait dans l'air des rues avoisinantes. un de nos amis s'est fait arrêter. IL N'AVAIT RIEN FAIT !!
Résultat ? Comparution immédiate, on attend des nouvelles...

C'EST UNE HONTE !! LA VIOLENCE POLICIERE EST DE PLUS EN PLUS FORTE ! C'EST SCANDALEUX ET TERRIBLE !

Je ne trouve plus les mots pour continuer... Merci à ceux qui auront pris le temps de lire mon témoignage..."

Alors maintenant, que choisissez vous de croire ? Que choisissez vous de soutenir ?
Est-ce bien le monde dans lequel nous voulons vivre ??
Je me radicalise peut être un peu trop, je ne sais pas, mais je ne comprend pas comment on peu encore oser allumer sa télé, et rester devant dans le confort de ses pantoufles... Je comprend encore moins que l'on puisse continuer à vivre comme si de rien n'était, comme si tout cela était normal.
CE N'EST PAS NORMAL !!
A la lecture de ces témoignages, j'ai les larmes aux yeux, de peine et de rage...
Comment peut on rester insensible et cautionner les agissements d'un Etat policier plus proche de la dictature que d'une supposée démocratie ?
Comment quand vos enfants, vos frères et vos soeurs, vos ami-e-s, ou même de vagues connaissances, vous témoignent les violences subies, comment pouvez vous encore vous laisser leurrer par ce qui ne porte même plus de masque ??
Comment peut on encore se satisfaire de son petit confort (qui ne durera pas soyez en certain-ne-s) et fermer les yeux sur l'évidence pour conserver ce qu'on croit être nos libertés, mais qui n'est qu'une longueur de laisse supplémentaire accordée à celles et ceux qui acceptent de jouer le jeu d'un gouvernement vil et avide??
Ne rien dire, ne rien vouloir savoir, c'est se rendre complice.
A bon entendeur !

kayou

Si malgré cela vous restez sceptiques, je vous en prie, lisez donc cet article transmis par Théo Klast :

"Scènes de guerilla urbaine à Toulouse. Des manifestants lancent des ‪#‎confettis‬ sur les ‪#‎CRS‬."
Voilà ce que j'ai entendu cet après midi sur ‪#‎BFMTV‬. Les médias ont touché le fond, pour sombrer dans une propagande encore plus ridicule, ils vont devoir creuser profond...

AUTOPSIE D'UNE MANIPULATION MEDIATIQUE

L'opération médiatique avait pourtant commencé avec les grands moyens : 2 correspondants sur place, plus les caméramens, camion-régie pour les retransmissions par satellite, et vocabulaire incendiaire, tout y était pour foutre la trouille du peuple...au peuple.

14 heures : les manifs de protestation contre les violences policières de ‪#‎Nantes‬, ‪#‎Paris‬ et ‪#‎Toulouse se passent "bien", c'est à dire mal pour les propagandistes du pouvoir en mal de "guerilla urbaine" pour faire oublier le meurtre de #‎Rémi‬ : pas le plus petit incident à se mettre sous la caméra ! Hommage digne, minute de silence pour Rémi Fraisse, mort pour que vive la nature, manifestant-e-s de tous âges ayant bravé l'oukase du préfet pour venir dire "STOP AUX VIOLENCES POLICIERES" et stop aux grands projets inutiles et imposés, on ne peut plus pacifiquement.

15 heures : BFMTV commence à parler de scènes de "guerilla urbaine".
Le seul problème, c'est que les images ne sont pas "raccord" : on voit des CRS gazer des manifestants pacifiquement assis par terre ...

16 heures : les gazs lacrymogènes envahissent les rues de la ville.
Chouette, la télé peut enfin montrer des images de "manifestant cagoulés" puisque tout le monde, manifestants ou pas, se couvre la bouche et le nez pour tenter vaille que vaille de respirer dans les nuages de gazs lacrymogènes répandus par les robocops !

17 heures : là, ça commence à tourner en boucle, l'expression "scènes de guerillas urbaines" ...mais les images ne sont toujours pas en phase avec les commentaires guerriers de BFMTV, on y voit guère que des clowns aux nez rouges, à visage découvert, qui essaient par tous les moyens de montrer leur pacifisme !
Et puis les premiers témoignages arrivent : les CRS ont gazé tout le monde dés 14 h 45, et bloqué la manif entre deux cordons de robocops.
Celles et ceux qui tentaient d'échapper à cette souricière furent frappé-e-s.
Des flics en civil, déguisés en casseurs mais reconnaissables à leurs brassards rouge "police" agressent brutalement des jeunes, on ne comprendra pas pourquoi car BFMTV n'a trouvé aucune violence à montrer !
Ca y est, les "scènes de guérilla urbaine", les "scènes de violences", sont dans la boîte, et peu importe pour les commentateurs parisiens si LEURS IMAGES NE MONTRENT QUE DES VIOLENCES POLICIERES ! (et une voiture ayant pris feu, sans lien évident avec la manifestation pacifique, mais systématiquement associée ! D'après plusieurs témoignages, c'est une grenade lancée par les gendarmes mobiles qui a mis le feu à cette voiture :

https://www.facebook.com/ripremifraisse ... 05/?type=1

autre témoignage :
Manuel Valls, la droite et le café du commerce - Bernard Viguié, ancien avocat au barreau de Toulouse
https://tantquilyauradesbouilles.files. ... -valls.pdf

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 19:56

pas trop de news en ce moment 

message juste pour virer les pubs

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 14:12

si-c-est.jpg

"Si c'est un homme raconte l'expérience de son auteur dans le camp d'extermination d'Auschwitz durant la Seconde Guerre mondiale. Primo Levi explique, à partir de son quotidien dans le camp, la lutte et l'organisation pour la survie des prisonniers. Tout au long de ce récit, il montre les horreurs de la déshumanisation des camps.

Ce livre comprend de nombreuses citations et rappels de la Divine Comédie de Dante : là où Dante descend dans les neuf cercles de l'enfer avant de retrouver le paradis, Primo Levi s'enfonce dans l'horreur de ce camp d'extermination. Il est considéré comme l'un des meilleurs témoignages sur la Shoah, car contrairement à d'autres récits, Primo Levi ne raconte pas la vie des camps de manière linéaire mais l'explique sur un ton neutre et dépassionné presque à la manière d'un sociologue.

L'auteur est arrêté en décembre 1943, en Italie, alors qu'il débutait des activités de résistant, dans un groupe très peu organisé. Il est déporté à Auschwitz en février 1944. Ayant échappé de justesse à la sélection qui conduisait à l'élimination pure et simple, il est assigné au camp de Monowitz (Auschwitz III). De son récit se dégagent l'humiliation, la perte de dignité humaine que les nazis ont fait subir aux Juifs.

Il explique le rôle des kapos qui sont bien souvent des prisonniers de droit commun, sélectionnés pour leur violence. Il explique aussi les hiérarchies à l'intérieur du camp, le « système » de promotion interne, les combines et ainsi pourquoi certains prisonniers ont pu survivre au « Lager » plusieurs années alors que la plupart y moururent en quelques mois.

Son témoignage est aussi marqué par cette crainte du froid, la faim tenace, le désintérêt complet des prisonniers pour les plus faibles d'entre eux. Dans le camp, la solidarité était totalement absente.

Heureusement, grâce à sa formation de chimiste et essentiellement à sa chance (selon Primo Levi), il va se trouver une place plus protégée. Malade de la scarlatine à l'évacuation du camp par les nazis, il échappe ainsi aux terribles marches de la mort, et organise avec deux autres camarades encore valides la survie de son « Block » à l'infirmerie, où il passe ses derniers jours avant la libération du camp par les soviétiques.

 

Un appendice a été ajouté à partir de 1976 à certaines éditions de Si c'est un homme, où Primo Levi essaie de répondre aux questions récurrentes posées lors de ses conférences."

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